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Préparation Physique

Rééducation après résection intestinale : exercices et conseils

Par Antoine Perrin 8 min de lecture

Rééducation après résection intestinale : exercices et conseils
Rééducation après résection intestinale : exercices et conseils

Mobilisation précoce, exercices respiratoires, renforcement du tronc et progression adaptée selon l'intervention pour favoriser autonomie et réduire complicatio

Après une résection intestinale, la rééducation vise à aider la reprise d’autonomie, à réduire les complications liées à l’immobilité et à restaurer la fonction respiratoire et musculaire ; les recommandations des sociétés savantes insistent sur la mobilisation précoce et l’apprentissage de gestes adaptés à chaque situation (ERAS Society, consulté le 04/09/2026).

Contexte : pourquoi une rééducation après résection intestinale ?

Rééducation après résection intestinale : exercices et conseils

La rééducation post‑opératoire poursuit plusieurs objectifs simultanés. Elle facilite la reprise d’autonomie pour les activités quotidiennes. Elle limite les risques liés à l’immobilité, comme les complications pulmonaires ou thromboemboliques, en favorisant la marche et la mobilisation précoce (ERAS Society, consulté le 04/09/2026).

La rééducation travaille aussi la fonction respiratoire, par des exercices adaptés, et le renforcement progressif des muscles du tronc pour protéger la réparation chirurgicale et améliorer la posture (ASCRS / SAGES, consulté le 04/09/2026).

Le parcours de récupération varie selon le type d’intervention. Une colectomie, une résection rectale ou la mise en place d’une stomie impliquent des orientations différentes pour la rééducation et le suivi; l’adaptation au cas par cas est soulignée par les guides cliniques nationaux et internationaux (SNFCP, NIDDK, consultés le 04/09/2026).

Que faire immédiatement après l’opération ? (les premières étapes)

Mobilisation précoce : les programmes ERAS et les guides professionnels recommandent de se lever et de marcher dès que possible après une chirurgie colorectale pour réduire les complications de l’immobilité. Le principe est d’entamer des déplacements courts, sous supervision si nécessaire, et d’augmenter progressivement selon la tolérance et les consignes de l’équipe soignante (ERAS Society; ASCRS / SAGES, consultés le 04/09/2026).

Exercices respiratoires : la respiration diaphragmatique est citée comme un moyen simple et utile pour limiter les complications pulmonaires. L’apprentissage se fait avec le personnel soignant ou le kinésithérapeute, qui peuvent montrer la technique et adapter la pratique à la situation clinique (ERAS Society, consulté le 04/09/2026).

Soins de plaie et stoma : l’éducation aux soins de la plaie et du stoma doit être conduite par une infirmière stomathérapeute. Ce professionnel montre les gestes, évalue la cicatrisation et conseille sur les activités possibles en postopératoire. Pour les patients porteurs d’une stomie, le suivi et l’apprentissage des soins sont des étapes essentielles avant la sortie (NIDDK; services hospitaliers, consultés le 04/09/2026).

Exercices recommandés (description pratique, sans prescriptions chiffrées non sourcées)

Marche : la marche régulière et progressive est l’élément central de la réhabilitation initiale. L’objectif pratique est de reprendre des déplacements fréquents et de courte durée, puis d’augmenter l’amplitude selon la tolérance et les conseils médicaux. Toute progression doit être validée par l’équipe soignante (ERAS Society; ASCRS / SAGES, consultés le 04/09/2026).

Exercices respiratoires : la respiration diaphragmatique se décrit comme une inspiration profonde en engagement du diaphragme suivie d’une expiration contrôlée. Ce geste peut être pratiqué en position confortable et montré par un professionnel de santé pour s’assurer de la bonne technique (MSKCC; ERAS Society, consultés le 04/09/2026).

Renforcement doux du « core » et travail du plancher pelvien : des exercices adaptés — non prescriptifs ici — portent sur la contraction contrôlée des muscles profonds du tronc, des bas du dos et du plancher pelvien. Les documents d’éducation patient et les recommandations des centres spécialisés évoquent des mouvements simples comme des bascules pelviennes ou des contractions du transverse à effectuer selon autorisation clinique ; la mise en place et la progression doivent être supervisées par un kinésithérapeute ou une équipe spécialisée (MSKCC; ASCNUK, consultés le 04/09/2026).

Étirements et mobilité du tronc : des rotations douces et des inclinaisons latérales aident à récupérer la mobilité de la colonne et à diminuer la raideur post‑opératoire. Ces gestes restent non contraignants et doivent être adaptés à la douleur et au niveau d’autorisation post‑opératoire donné par le chirurgien ou le kinésithérapeute (MSKCC, consulté le 04/09/2026).

Pour chaque type d’exercice décrit ci‑dessus, un professionnel de santé doit confirmer l’adéquation et proposer une progression personnalisée en fonction de la nature de la résection et de l’évolution clinique (ERAS Society; SNFCP; MSKCC, consultés le 04/09/2026).

Cas particuliers et complications à surveiller

Présence de stomie : la présence d’une iléostomie ou d’une colostomie modifie certaines précautions. L’apprentissage du soin du stoma par l’infirmière stomathérapeute est prioritaire. Selon les recommandations d’information patients, les activités peuvent être adaptées et l’utilisation d’un soutien abdominal peut être proposée si conseillé par le professionnel en charge (NIDDK; Royal Free London; ASCNUK, consultés le 04/09/2026).

Résection rectale et symptômes fonctionnels : après résection rectale, des troubles fonctionnels comme le syndrome de LARS peuvent survenir. Les guides spécialisés préconisent une évaluation et une orientation vers une rééducation pelvienne ciblée si les symptômes persistent, car la littérature rapporte un niveau de preuve variable selon les interventions et les symptômes (SNFCP; UEG/ESCP, consultés le 04/09/2026).

Signes d’alerte : une douleur qui augmente de façon inhabituelle, une fièvre, une rougeur marquée ou un écoulement au niveau de la cicatrice doivent conduire à contacter l’équipe chirurgicale ou les urgences selon les consignes locales. Ces signes signalent la nécessité d’une évaluation médicale rapide plutôt que d’une prise en charge autonome (guides hospitaliers, consultés le 04/09/2026).

Qui peut prescrire et suivre la rééducation ?

Plusieurs professionnels interviennent selon le besoin : le chirurgien suit l’évolution chirurgicale et guide la reprise d’activité ; le médecin rééducateur (physiatre) peut coordonner un programme de réadaptation quand nécessaire ; le kinésithérapeute met en place et adapte les exercices ; l’infirmière stomathérapeute prend en charge l’éducation au soin du stoma. Chacun a un rôle complémentaire dans le parcours post‑opératoire (CHU; SNFCP; NIDDK, consultés le 04/09/2026).

Les programmes ERAS organisent ce parcours autour d’une planification périopératoire : information, mobilisation précoce, alimentation adaptée et réhabilitation coordonnée en milieu hospitalier et en ambulatoire. L’orientation vers des structures proposant un parcours ERAS relève du chirurgien et de l’équipe soignante (ERAS Society; CHU Bordeaux, consultés le 04/09/2026).

Conseils pratiques et ressources utiles

Avant la sortie, demander une démonstration des gestes essentiels : lever, marcher avec sécurité, techniques de respiration, et, si applicable, les soins du stoma. Ces démonstrations sont proposées par le personnel soignant ou l’infirmière stomathérapeute (services hospitaliers; NIDDK, consultés le 04/09/2026).

  • ERAS Society — page des lignes directrices : informations sur la mobilisation précoce et les principes ERAS (ERAS Society, consulté le 04/09/2026).
  • ASCRS / SAGES — Clinical practice guidelines for enhanced recovery after colon and rectal surgery : recommandations pratiques pour la mobilisation et la réhabilitation (ASCRS / SAGES, consulté le 04/09/2026).
  • SNFCP — guide de prise en charge des séquelles digestives après traitement du cancer du rectum : orientation vers prise en charge spécialisée (SNFCP, consulté le 04/09/2026).
  • MSKCC — Exercises After Ostomy Surgery: Level 1 : exemples d’exercices et progression par niveaux (MSKCC, consulté le 04/09/2026).
  • NIDDK — After Ostomy Surgery : conseils pratiques sur les soins et le suivi du stoma (NIDDK, consulté le 04/09/2026).

Encadré : Quand contacter votre équipe soignante

  • Douleur qui s’aggrave malgré les antalgiques prescrits.
  • Fièvre persistante ou frissons.
  • Rougeur, chaleur, écoulement au niveau de la cicatrice ou du site du stoma.
  • Difficulté croissante à marcher ou à respirer.
  • Toute inquiétude sur l’aspect du stoma ou l’adhérence de la poche de stomie.

Disclaimer : cet article informe sur les principes généraux de rééducation après résection intestinale et ne remplace pas un avis médical personnalisé. Toute adaptation des exercices ou reprise d’activité doit être discutée avec le chirurgien, le kinésithérapeute ou l’infirmière stomathérapeute responsable du suivi (ERAS Society; SNFCP; NIDDK, consultés le 04/09/2026).

Références et crédits

Antoine Perrin

Rédacteur · chirurgie, bien-être, prévention

Antoine Perrin suit chirurgie, bien-être, prévention pour operations-digestives.com et vérifie chaque information avant publication.

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Antoine Perrin suit chirurgie, bien-être, prévention pour operations-digestives.com et vérifie chaque information avant publication.

Mis à jour le 7 septembre 2026

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